mardi 23 juin 2015

Calendula

Il y a de ces mouvances constantes dans l'histoire des mammifères que nous sommes. Des allées et venues dans un balancier plus fort que nous qui nous embarque et nous berce... On l'appelle le Zeitgeist, ou l'esprit du temps.

Cet article est un gazouillement de plus sur le thème de la macération huileuse des fleurs de calendula. Je joins ma voix à celle de milliers d'autres qui DIY, happés par l'esprit du temps.

Je suis presque tentée de dire que cette démarche du fais-le-toi-même vient rejoindre des mouvements plus grands d'empowerment, qui ont eu toutes sortes de visages dans l'histoire. Parce que le faire soi-même, c'est savoir ce qu'il y a dedans et que savoir, c'est un pouvoir.

Là, dans ce balancier, on vit aussi un retour aux sources. Dans ma cuisine avec mes plantes séchées (ou non!), j'ai l'impression d'appartenir pleinement aux générations de femmes qui ont su tirer de la nature ce dont elles avaient besoin pour prendre soin. Mon moi n'est plus si important. Je deviens porteuse d'un message, d'un baume, d'une huile... Je donne au suivant. J'adore.

Je pourrais vous dire que j'ai découvert au moins 3 sortes de plantes dites médicinales dans ma cour arrière, tant qu'à y être.

Comment j'ai fait?

Eh bien, c'est ça qui est comique : j'ai rien fait! Je me suis découragée d'aménager quoi que ce soit! La nature sauvage a "envahi" ma cour. Du coup, j'ai du plantain, du trèfle rouge et du tussilage, mais pas de calendula! Je n'en ai d'ailleurs jamais vu ici à l'état sauvage, alors revenons à nos moutons...



Le calendula, donc, je l'ai acheté! Un beau grand sac de belles fleurs séchées que j'ai mises (pas toutes!) dans un pot en verre et recouvert d'huile de coco fractionnée et d'huile de noyaux d'abricot (parce que je n'avais pas assez d'huile de coco fractionnée). Je n'ai pas trop réfléchi ma démarche : j'ai fait comme j'avais lu à plusieurs endroits. Nous sommes nombreux à chanter le calendula macéré, chacun-e à sa façon! Moi je retiens simplement qu'on demande à la plante de passer ses propriétés à son support, qu'il soit huileux, alcoolique ou glycériné.

Pour cette première fois, j'ai choisi de laisser macérer les fleurs dans l'huile sur le bord d'une fenêtre, à l'abri de la lumière, pendant un mois.


Ça a donné ça :


que j'ai filtré une première fois :


Ici, j'ai écrasé mes fleurs avec une cuiller de bois pour retirer le plus d'huile possible



On filtre une deuxième fois :





Les changements de teinte sur les photos sont dues à la piètre qualité de mon appareil et à des éclaircies intempestives :D On voit quand même la belle couleur orangée qui donne confiance que les fleurs et l'huile ont bien collaboré durant ces 31 jours...


Voilà! Filtré en 3 temps (j'ai changé le filtre à café à mi-chemin)! Joli, non?


Maintenant, mettre en bouteille et y inscrire la date d'aujourd'hui. J'en ai fait une grande quantité (650ml), mais je soupçonne qu'il n'en restera plus avant la fin de l'hiver. Parce que oui, c'est la première fois que je fais mon propre macérat de calendula, mais certainement pas la première fois que j'en utilise! J'adore sa douceur et toutes ses utilisations possibles (gerçures, brûlures, irritations cutanées, etc.).

Ici, en baume...



À une prochaine, j'espère!

4 commentaires:

mlk a dit…

J'aime ton hymne au calendula, et l'émotion qui te porte.

Sabrina Kulenovic a dit…

Oh miss mlk la poétesse sur mon blogue, j'en rougis presque! Merci beaucoup d'avoir semé ces beaux mots :)

Catherine a dit…

Très bel article Sabrina, une poétesse de plus, il est normal que MLK te reconnaisse...

Sabrina Kulenovic a dit…

Merci beaucoup d'être passée par ici et pour ton commentaire :)